Le malvertising injecte des malwares dans la mémoire des navigateurs via des sites financi

Des sites copiant Solana, Luno et TradingView propagent des malwares via une vaste campagne de malvertising qui pousse les navigateurs à assembler du code malveillant directement en mémoire. Contrairement aux attaques classiques, celle-ci s’exécute entièrement dans la RAM, échappant ainsi aux antivirus traditionnels axés sur les fichiers.
Fonctionnement de l’attaque en profondeur
Le JavaScript malveillant présent sur ces pages usurpées ordonne au navigateur de construire et d’exécuter des composants malveillants directement en mémoire. En évitant l’écriture de fichiers sur le disque dur, la charge utile reste invisible pour de nombreux outils de sécurité qui se concentrent sur les menaces basées sur les fichiers. Une fois activé, le malware en mémoire peut voler des identifiants ou installer des menaces supplémentaires.
Ciblage des plateformes financières par les fraudeurs
Les fausses pages de Solana, Luno et TradingView attirent des utilisateurs intéressés par les cryptomonnaies et le trading, augmentant ainsi les chances que les visiteurs interagissent avec les scripts malveillants. La campagne exploite la confiance accordée à ces plateformes pour diffuser sa charge utile sans éveiller de soupçons immédiats.
Enjeux de cette menace
Cette campagne illustre une évolution vers des malwares sans fichier fonctionnant uniquement en mémoire, réduisant les possibilités de détection et compliquant la réponse aux incidents. Les utilisateurs doivent rester prudents face aux publicités ou liens suspects, surtout sur les sites financiers, tandis que les organisations devraient revoir leurs stratégies de détection des menaces basées sur les navigateurs. L’émergence de telles techniques représente un défi croissant pour les équipes de sécurité face à des méthodes d’attaque toujours plus furtives.
Source : BleepingComputer. Synthèse éditoriale assistée par IA — TechnoExpress.

