Tech25 juin 2026· via TechCrunch

Les outils de Cellebrite toujours utilisés en Russie malgré l'interdiction

Les outils de Cellebrite toujours utilisés en Russie malgré l'interdiction

Image : TechCrunch

Des chercheurs en sécurité ont découvert des preuves que les autorités russes ont déployé les outils de déverrouillage de téléphone de Cellebrite pour accéder à un iPhone appartenant à un opposant politique, malgré l'engagement public de l'entreprise à cesser les ventes dans le pays. Ces révélations soulèvent de nouvelles questions sur l'efficacité des sanctions imposées aux régimes autoritaires.

Une promesse censée dissuader les abus

Mi-2024, Cellebrite a annoncé qu'elle cesserait de vendre ses appareils d'investigation numérique aux agences gouvernementales russes, s'alignant sur la pression internationale visant à restreindre l'accès aux technologies de surveillance. Cette décision faisait suite aux critiques sur l'utilisation potentielle de ces outils pour réprimer les militants et dissidents. Pourtant, des données médico-légales récemment analysées suggèrent que des agents russes ont continué à se procurer et à utiliser ces appareils, remettant en cause les garanties annoncées par l'entreprise.

Les conséquences de la contournement

Des experts en forensique numérique ayant examiné les métadonnées de l'iPhone compromis ont relevé des traces du logiciel de Cellebrite, indiquant son implication dans l'extraction de données sensibles. Bien que la méthode exacte d'acquisition reste floue, cet incident illustre un défi récurrent des contrôles à l'exportation : une fois la technologie introduite sur un marché, il est difficile d'en restreindre la revente ou le transfert. Ce cas met en lumière l'écart entre les politiques des entreprises et leur application concrète, notamment dans les juridictions où le contrôle est faible.

Pour les entreprises technologiques évaluant les risques géopolitiques, cet épisode constitue un avertissement. Les interdictions seules peuvent ne pas suffire sans des mécanismes de suivi robustes pour tracer l'usage final des produits. À mesure que les gouvernements et les groupes de la société civile réclament une responsabilité accrue, la charge pèse de plus en plus sur les entreprises pour vérifier, et non simplement déclarer, où leurs produits finissent par aboutir.


Source : TechCrunch. Synthèse éditoriale assistée par IA — TechnoExpress.

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