Tech16 juillet 2026· via TechCrunch

Lululemon investit 30 M$ dans Syntetica, spécialiste du recyclage enzymatique du nylon

Lululemon investit 30 M$ dans Syntetica, spécialiste du recyclage enzymatique du nylon

Image : TechCrunch

Lululemon mise gros sur la transformation des tapis de yoga usagés et des leggings jetés en nouveaux fils de nylon. Le géant de l’habillement sportif mène un tour de table de 30 millions de dollars en Série A pour Syntetica, une start-up française de biotech qui a développé un procédé enzymatique pour décomposer le nylon 6,6 en blocs réutilisables. Ce financement permettra d’industrialiser une technologie déjà remarquée par des acteurs majeurs du secteur et promet de résoudre l’un des défis les plus épineux de la mode : le recyclage des déchets textiles.

Une alternative plus propre pour le nylon, fibre incontournable

La méthode de Syntetica remplace le broyage mécanique énergivore par des enzymes précises qui décomposent les polymères de nylon à température ambiante. Résultat : des monomères pouvant être retransformés en fibres de qualité vierge. Contrairement au recyclage classique, qui altère la qualité du matériau à chaque cycle, la start-up affirme que son procédé préserve l’intégrité des fibres, les rendant adaptées aux vêtements haut de gamme comme ceux de Lululemon. Des collaborations précoces avec des marques mondiales ont confirmé la viabilité industrielle de cette technologie, faisant de Syntetica un maillon essentiel des stratégies de mode circulaire.

Du laboratoire au tissu durable

Les fonds levés serviront à accélérer la construction d’usines pilotes en Europe et en Amérique du Nord, tout en renforçant les partenariats avec des producteurs de fibres et des fabricants de vêtements. Lululemon, qui s’est engagée à utiliser 100 % de matériaux recyclés, renouvelables ou régénératifs d’ici 2030, voit dans cette technologie un levier clé pour atteindre cet objectif sans compromettre les performances. D’autres investisseurs, mêlant fonds d’impact et acteurs historiques du secteur, misent sur cette innovation textile prometteuse.

L’enjeu

Si Syntetica tient sa promesse, le nylon pourrait passer d’un déchet encombrant à une ressource circulaire. Pour des marques comme Lululemon, cela signifie réduire les émissions de catégorie 3 et sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement face aux fluctuations des prix pétrochimiques. Plus largement, cette avancée suggère que la biologie – et non la destruction mécanique – pourrait être la clé pour généraliser la circularité dans les segments les plus polluants de la mode.


Source : TechCrunch. Synthèse éditoriale assistée par IA — TechnoExpress.

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