Hardware3 juillet 2026· via Tom's Hardware

Cafards cyborgs explorent les zones sinistrées avec des équipements de plongée imprimés en

Cafards cyborgs explorent les zones sinistrées avec des équipements de plongée imprimés en

Image : Tom's Hardware

Alliant biologie et ingénierie comme tiré d’un film cyberpunk, des chercheurs ont transformé de simples cafards en explorateurs aquatiques télécommandés. Une équipe basée à Singapour, dirigée par Hirotaka Sato à l’université technologique de Nanyang, a équipé ces insectes de combinaisons de plongée légères imprimées en 3D et de caméras infrarouges. Cela leur permet de naviguer dans des zones inondées jusqu’à trois heures tout en restant pilotables à distance.

Du laboratoire au terrain de sauvetage

Ce projet s’appuie sur deux décennies de recherches sur les insectes cyborgs, mais la dernière avancée résout une limitation majeure. Les versions précédentes ne fonctionnaient que sur terre, excluant les zones inondées lors des interventions d’urgence. Pour combler cette lacune, l’équipe a conçu une « combinaison de plongée » respirante qui délivre de l’oxygène via une réaction chimique dans un minuscule réservoir. Une éponge contenant du peroxyde d’hydrogène et du dioxyde de manganèse libère progressivement de l’oxygène vers les stigmates du cafard, évitant le poids et la complexité d’un réservoir sous pression. Résultat : un robot vivant qui se déplace dans l’eau presque aussi vite que sur sol sec.

Pourquoi les cafards excellent en tant que premiers intervenants

Les cafards présentent des atouts uniques pour les missions de recherche miniatures. Leurs pattes segmentées réagissent facilement à de minuscules impulsions électriques, permettant un pilotage précis à distance, tandis que leurs corps robustes supportent mieux les terrains irréguliers que de nombreux petits robots. Leur entretien minimal, avec une alimentation seulement toutes les quelques semaines, est crucial lorsque les sources d’énergie miniaturisées restent un obstacle. Dotés d’une vision infrarouge intégrée et d’une communication sans fil, ces insectes cyborgs pourraient repérer des bâtiments effondrés ou des tunnels inondés, là où les secours humains ou les drones peinent à intervenir.

À plus long terme, l’équipe envisage des essaims de cafards aquatiques cartographiant les zones sinistrées, voire une adaptation à des environnements plus hostiles comme Mars. Étant donné que les cafards peuvent survivre des semaines sans nourriture, résister à des niveaux élevés de radiation et retenir leur souffle en obturant leurs stigmates, leur réputation de nuisibles indestructibles pourrait bientôt s’étendre à celle de collaborateurs scientifiques indispensables.


Source : Tom's Hardware. Synthèse éditoriale assistée par IA — TechnoExpress.

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