Le réseau fongique souterrain : une première carte mondiale
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Des scientifiques viennent de révéler la première carte mondiale des « autoroutes souterraines » de la Terre : un réseau fongique invisible, tentaculaire, qui relie les plantes et façonne les écosystèmes, de l’Amazonie à l’Arctique. Publiée dans Nature, cette avancée dévoile l’étendue colossale des réseaux mycorhiziens, ces filaments fongiques qui s’associent à plus de 90 % des espèces végétales. En échange de sucres, ils échangent des nutriments dans un ballet silencieux qui soutient presque toute vie terrestre.
Une bouée de sauvetage pour les plantes… et la planète
Ces réseaux fongiques ne se contentent pas de nourrir des arbres isolés : ils forment une infrastructure vivante redistribuant eau, carbone et nutriments sur de longues distances. Grâce à des décennies d’échantillonnages de sols et d’apprentissage automatique, les chercheurs ont produit une carte révélant comment les champignons unissent forêts, prairies et sols agricoles en un système interconnecté. Cette connectivité joue un rôle clé dans le stockage du carbone dans les sols – un facteur crucial pour la stabilité climatique – tout en renforçant la résilience des plantes face à la sécheresse et aux maladies.
Pourquoi cette carte est-elle si importante ?
Présentée à un moment où le changement climatique et l’érosion de la biodiversité s’accélèrent, cette carte permet d’identifier les zones critiques où ces réseaux fongiques sont vitaux… ou menacés. Elle ouvre aussi des perspectives pour une agriculture durable, où des inoculations ciblées pourraient réduire l’usage d’engrais chimiques. Alors que les activités humaines transforment la planète, ce réseau invisible nous rappelle une vérité : la santé de nos écosystèmes repose sur des liens que nous percevons à peine – et que nous n’avons fait qu’effleurer.
Source : Wired. Synthèse éditoriale assistée par IA — TechnoExpress.

