Hardware5 juillet 2026· via Tom's Hardware

Clé USB rétro animée par mémoire à tores magnétiques façon Apollo

Clé USB rétro animée par mémoire à tores magnétiques façon Apollo

Image : Tom's Hardware

Face à la pénurie persistante de RAM, un maker a opté pour une solution pour le moins insolite : une clé USB basée sur de la mémoire à tores magnétiques, une technologie jadis utilisée dans les vaisseaux spatiaux du programme Apollo. L’appareil ne stocke que 64 bits – moins qu’un unique caractère – mais offre un aperçu du passé analogique de l’informatique.

Un retour en arrière saisissant

Le projet de Polymatt réemploie des tores magnétiques, où de minuscules anneaux de fer enregistrent des bits en s’aimantant dans un sens ou dans l’autre. Bien que dépassée pour les PC modernes, cette méthode était autrefois robuste au point d’équiper les ordinateurs de guidage de la NASA. Pour cette réalisation, le maker a récupéré les anneaux sur un ancien ordinateur russe, les a enfilés manuellement dans un châssis et les a immergés dans de l’huile de silicone – plus pour l’esthétique que par nécessité. Le résultat est un périphérique fonctionnel, bien qu’inutilisable au quotidien, capable de conserver des données même hors tension, une propriété que la RAM moderne ne possède plus.

Matériel artisanal et mémoire persistante

La création de Polymatt n’a rien d’un produit commercial élégant. Chaque composant a été assemblé à la main avec un fer à souder, une fraiseuse CNC et une imprimante 3D. Contrairement à une clé USB classique, l’appareil ne stocke pas de fichiers, mais maintient un unique fichier persistant nommé core.txt. Le fait de débrancher puis rebrancher le périphérique a confirmé son caractère non volatile, un atout majeur face à la RAM conventionnelle. Si sa capacité est dérisoire selon les standards actuels, ce projet illustre l’ingéniosité des passionnés d’informatique rétro.

Bien plus qu’un simple exercice nostalgique

Même si cette clé de 64 bits ne remplacera pas votre SSD, sa conception résistante aux rayonnements en fait un avantage niche. La mémoire moderne peut flancher en milieu irradié, alors que la simplicité des tores magnétiques leur confère une résilience supérieure. Ce projet révèle aussi comment les makers explorent des alternatives créatives face aux pénuries de composants. Tant que le projet « RAM à l’échelle PC » promis par Dr. Semiconductor n’a pas vu le jour, le bricolage mémoire reste un terrain de jeu fascinant pour les bidouilleurs technophiles.


Source : Tom's Hardware. Synthèse éditoriale assistée par IA — TechnoExpress.

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